Zoom sur le conceptuel et l’inédit – EP Réalité (Pur et sens)


"Réalité" EP, En savoir plus / jeudi, mai 17th, 2018

Quatre titres et trois perspectives sur la notion de « réalité » mais aussi de l’inédit musical !
Zoom sur le conceptuel de l’EP Réalité (Pur et Sens).

  • Le titre « Réalité »

    Un trio pas comme les autres où le texte et la mélodie dans leur composition ne tiennent pas compte des trois voix. Elles chantent le texte comme une seule mais avec leurs caractéristiques propres, avec des improvisations vocales simultanées et mêlées. Ce principe a rendu le mixage et le mastering extrêmement délicats,  outre le dénuement volontaire de la musique (une seule ligne de piano enregistrée), pour une préservation du naturel et de la réalité des trois voix.  

 

  • « Blues absans (Oswè-a) de Nicole Cage
    De la douleur et la complexité de l’espérance

    Le titre mêle sons électriques, acoustiques, électroniques, bruits de nature (notamment les célèbres grillons martiniquais qu’on entend dès la tombée de la nuit sur toute l’île) pour la représentation fréquentielle symbolique du monde réel. Une triple lecture est ici nécessaire : le fond musical, l’illustration des propos en bruitage, le tout reposant sur la qualité interprétative de la voix (souffles, sanglots et chant) pour exprimer l’espérance.

 

  • « Dites-moi où » de Imaniyé Dalila Daniel
    D’un questionnement tangible de l’imaginaire

    En basse voix, complètement et volontairement épuré, laissant transparaître les moindres nuances de la voix, le titre exprimant une constante et inlassable interrogation. L’irrésistible swing assuré par la rythmique de l’ensemble nous plonge au cœur de la thématique : autant de rêves différents, cachés, souterrains (comme les fréquences de la basse).
    Une seule question : où ?

 

  •  « Experience » de Christina Goh
    Du discernement d’un monde codifié

    Conçu comme une expérience auditive. On sait comment le morceau commence, on ne sait pas comment il va se terminer, à l’image d’un jeu de hasard. Le piano est rythmique, la voix ne commence pas par le chant et le silence est musique. Au jeu du chat et de la souris, les deux instruments détournent les codes pour symboliser l’apparente simplicité d’une vie (piano-voix) où le recul (complexité de la perspective) est indispensable même si simultané à l’action.

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